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ARCHIVES 2022

 

Vendredi 30 septembre

Je suis allée expressément chercher du fromage à Orval pour vous apporter de nouvelles photos ce matin !
J'étais de bon matin dans les dépendances puis j'ai encore fait appel à mon collègue de travail pour les pièces trop volumineuses.
A 11h, j'en avais assez, j'ai sonné le rassemblement et 10 mn plus tard, les copines étaient prêtes pour aller rôder !
Comme il nous faut tout de même une excuse pour aller se balader, je suis allée à Orval pour ramener du fromage à Yves et à Jeanne-Marie ... Nous étions à midi à L'Ange Gardien. Au menu : Orvaliflette  accompagnée d'un Orval vert, l'Orval des retraitants, titré à 4.5°.
On ne gare jamais la voiture près de l'abbaye, nous préférons emprunter un sentier en forêt .
Je pensais visiter Villers-devant-Orval  dans le détail . Sauf que les explications sont restées sur le bureau ... Qu'importe, le soleil nous a suivies durant toute la balade, de l'église Saint Gengoulf au café frontière en enjambant la Marche, le cours d'eau qui marque la frontière entre la France et la Belgique. Retour par Margut le temps d'admirer le panorama à l'ermitage de Saint-Walfroy. 

Encore une pause à Stenay en utilisant les plus petites routes que l'on peut trouver et qui parfois ne mènent nulle part ...
Au retour, nous avons poursuivi nos activités  respectives : les deux copines à la couture et bibi au déménagement ...

 

Jeudi 29 septembre

Journée de détente hier en compagnie de Françoise et Alain.
Ma seule mission consistait à les emmener à Baslieux. Alain avait cueilli 160 kg de pommes qu'il désirait transformer en jus. Impossible d'avoir un rendez-vous en Belgique dans les jours qui suivaient la cueillette.

Impossible n'étant pas français, la famille Mulder pouvait nous recevoir quelques jours plus tard.
Le miracle s'est de nouveau produit : les 160 kg, de pommes ont produit 195 litres de jus !
J'oublie d'ajouter que je me suis arrêtée chez Jeanne-Marie pour récupérer quelques pommes qu'elle venait de ramasser. J'avais en fait plus de 40 kg dans le Berlingo  ... Au retour, nous avons emprunté la jolie petite route qui serpente dans la vallée du Nanhol pour nous poser à La Clef des Champs à Boismont. Une cuisine concoctée avec des produits frais et un prix plus que démocratique.

Bien sûr, j'ai poursuivi mon déménagement après le départ des cousin et cousine et j'ai encore fait appel à mon déménageur attitré pour me prêter main-forte. On commence à voir la texture du sol mais les murs sont encore bien encombrés.
Un travail de bagnard que j'exécute pourtant avec plaisir ...

 

Mercredi 28 septembre

Pour la plupart d'entre vous, il est inutile de vous décrire les photos.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore cet endroit incontournable, prévoyez la visite en automne ou au printemps prochain.
Nous avons invité Danièle à l'Artaumarce à Bras-sur-Meuse hier midi .
Bien entendu, j'ai profité du déplacement pour me rendre à la déchèterie. Par précaution, j'avais emporté la combi Bridgestone bien poussiéreuse et les gants ...
Bras est à deux pas de Verdun. Nous n'y sommes pas restées très longtemps, le ciel menaçant nous arrosait sans prévenir.

Il est encore agréble de faire du shopping dans le centre-ville même si certaines boutiques ont baissé leurs rideaux.
Le constat est plus pessimiste dans nos villes voisines de Meurthe-et-Moselle.

Un centre commercial a pris la place d'un magasin de meubles à Longuyon  et Longwy crée sans cesse de nouvelles cellules en périphérie.

Plus ces boites de surconsommation sortent de terre, plus je me rends chez Dominique dans son petit magasin de Marville !!

 

Mardi 27 septembre

Bon anniversaire Danièle !

Le froid s'installe, les portes se ferment et les deux maisons deviennent indépendantes.

Je n'apprécie pas vraiment cette situation. Les liens avec mes hôtes se raréfient. 
Les kilowatts s'envolent mais n'apportent pas pour autant une température confortable. Pas de doute, L'An 12 prépare son hibernation.
Je ne reste pas inactive pour autant. Bien du contraire.

Je retire involontairement les toiles d'araignées dans les dépendances !

En réalité, je fais le vide après avoir entassé pendant plus de 40 ans un bazard sans nom qui n'a jamais servi mais qui avait souvent une valeur sentimentale. Je finis par connaître la fonction de chaque benne de la déchèterie  ...
J'installe ce qui pourrait encore servir devant la maison  et ça disparaît souvent dans les heures qui suivent.

Impossible d'accueillir des hôtes avec mon accoutrement ...
Il m'arrive encore et toujours d'aller chercher de l'aide auprès d'André mais je n'insiste pas quand il répète "on en a fa", je sais alors qu'il en a assez. Pas de photos à l'appui, elles manqueraient de charme.  
Les deux premières sortent de mes archives.
Les deux suivantes vous emmènent à Tokyo. Thierry et Solan se sont rendus au plus grand salon mondial du jeu vidéo, les passionnés doivent en rêver. La seconde est prise au Tokyo Dôme un jour d'affluence. Thierry vit à deux pas de cet endroit juste en face d'un des plus beaux parcs de la ville.

 

Dimanche 25 septembre

Je cherche continuellement à améliorer le confort dans les chambres. 

J'ai l'intention de changer les doubles-rideaux dans la chambre Florél par des occultants. Sur recommandation, nous  sommes allées à Sedan  et nous avons trouvé exactement ce  que l'on cherchait à un prix raisonnable.
Nous avons profité du déplacement pour visiter la ville que l'on croyait connaître.
Habituellement, nous restons près du château-fort.
"La maison du coupon" nous a obligées à changer de quartier, nous avons ainsi découvert un secteur ainsi qu'une pizzeria bien agréables. 
Le stade Louis Dugauguez n'est pas près loin.
La sous-préfecture se loge dans une belle maison bourgeoise comme  il en existe beaucoup dans la ville.
La prairie de Torcy, en pleine ville, est un havre de verdure. Située entre deux bras de la Meuse, elle a déjà été recouverte d'eau lors de crues importantes. C'est à cet endroit que se déroule la plupart des foires et autres évènements.
Le viaduc de Torcy est lui aussi assez impressionnant.
La Maison du Patrimoine révèle  non seulement le riche passé de la ville mais aussi son avenir. La visite est gratuite et l'endroit mérite que l'on s'y attarde. On y retrouve les grands moulins de Sedan qui ne sont plus en activité depuis 1986. A proximité, trois immeubles pourraient nous faire penser à des barres inesthétiques si on n'y regarde pas de plus près. Ces immeubles dits "Les Peignes" ont été construits en 1952 dans le cadre de l'opération de reconstruction du secteur du Canal du Moulin par l'architecte Jean de Mailly.
Sedan est gratifiée de trois fleurs et c'est mérité. La place Turenne où trône la statue du dit maréchal est un oasis comme de nombreux autres lieux dans la ville.
Autre surprise, l'activité commerciale est bien vivante au coeur de la ville. Le choix est vaste et le stationnement est gratuit.
Pourvu qu'il ne lui prenne pas l'envie d'étendre ses trois zones commerciales situées en périphérie ..
En conclusion, Sedan mérite une visite de quelques heures voire quelques jours. 
Je n'ai pas eu le temps de me rendre au Dijonval, ni de ma balader dans le jardin botanique.

 

Vendredi 23 septembre

Longuyon fait tout ce qu'elle peut pour s'embellir. 
La ville vient de réhabiliter les berges de la Crusnes  situées sur la route d'Etain  et non loin de la gare. Elle a créé par la même occasion plusieurs places de parking. Le local technique, quelque peu obsolète, va être transféré dans les anciens établissements Kaiser. L'ancien bâtiment sera alors démoli pour gagner encore quelques places de parking. 
Le Forum, salle de spectacle longuyonnaise profite elle aussi d'un beau ravalement.
Elle en avait aussi besoin, les artistes étaient toujours choqués quand ils entraient dans les loges. Le cauchemar se métamorphose tranquillement en rêve. Longuyon n'aura plus honte d'accueillir les grosses pointures du show biz ...

Winfried a pris le train à Sarrebrück jusque Metz. Puis de Metz à Verdun.
Il a alors déplié son vélo pour arriver à l'An 12 par de toutes petites routes.
Le lendemain, il est allé visiter Avioth, Montmédy et Marville où il espérait se ravitailler chez Dominique. Le magasin n'ouvrant qu'à 16h30, Winfried a poussé jusque Longuyon. Il était fourbu en arrivant. Une Triple Carmélite lui a aussitôt redonné du tonus tout en lui coupant les jambes .... C'est vrai que les bières belges sont  plutôt musclées !
Une bonne nuit et Winfried reprenait la route avec son petit vélo vers la Moselle.

 

Jeudi 22 septembre

C'est fait Alain, tes pommes sont transformées en jus ! 140 bouteilles.

Comme toujours, Jeanne-Marie a complété les places vides dans le Berlingo avec quelques sacs supplémentaires ...
Comme toujours, André m'a accompagnée pour gérer la manutention.
Et comme toujours, le jus est un nectar ! Je laisse refroidir les bouteilles en les laissant couchées.

Elles se garderont ensuite deux années si nécessaire.
Le jardin reverdit, j'ai tondu la pelouse et ramassé quelques seaux de mirabelles. Il en reste encore sur l'arbre.
Le chauffage est en route, les nuits deviennent froides.
Dans la maison, la température se rapproche plus des 18° que des 22°, je ne suis pas en tee-shirt dans la maison. Je n'ai pas attendu les directives gouvernementales pour prendre cette décision. C'est ma façon de faire depuis toujours ...

 

Mercredi 21 septembre

Bernard et Nicole ont effectué une visite éclair pour assister aux obsèques d'un ami.
Je les ai reconduit hier matin à la gare Meuse TGV. Ils changeaient de gare à Paris pour Bordeaux puis reprenaient une correspondance pour Dax. J'ai pris mon temps pour le retour.
J'avais déjà traversé, lors des voyages précédents, le petit village de Rambluzin. Cette fois, j'ai garé la voiture. Une petite pancarte indiquant l'église saint Supplice m'a interpellée par son nom. J'ai été surprise en voyant sa taille, Rambluzin compte à peine une centaine d'habitants. dont plusieurs familles sont sur les routes une partie de l'année  pour  installer leurs manèges.
J'ai alors rencontré la personne qu'il fallait non seulement pour visiter l'église mais aussi pour comprendre toute l'histoire de la localité.  
Bernard Folliot est un pasionné d'histoire. La retraite venue, il s'est tourné tout naturellement sur le passé de sa commune.
La visite a duré plus d'une heure. Je dois avoir retenu à peine le dixième de ce que j'ai écouté. Entre l'église, le vieux cimetière, les abbés successifs depuis la construction de l'édifice et les personnalités qui ont marqué le pays, j'ai suivi monsieur Folliot jusqu'au pied des cloches. Je n'ai tout de même pas insisté pour grimper l'échelle qui permet d'atteindre la pointe du clocher, je n'aurais jamais su en redescendre ... Une visite tout à fait improvisée mais ô combien exceptionnelle.
D'autres surprises tout aussi heureuses ont suivi durant le parcours avec ce troupeau de moutons qui se rendait à la ferme de Woimbey et le magnifique château de Thillombois qui venait de présenter ce week-end un fabuleux spectacle équestre dans ses jardins. Tentes et gradins étaient encore en place.
Des forêts à perte de vue, des petits villages tranquilles et bien fleuris et un patrimoine conservé en bon état à admirer à son aise, c'est un plaisir de se rendre à la gare Meuse TGV !

Je n'en dirais pas autant pour la gare Lorraine TGV où le parking est en plus payant ..

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Mardi 20 septembre

Je reviens sur les photos d'hier puisqu'une énigme persiste.
Je ne connaissais pas l'étang du Vieux Pré situé sur la commune de Longuyon,.Il est assez éloigné de la route et à peine visible.
On y pêche de la carpe et de la truite.  Il est aussi possible de louer l'ensemble pour une fête familiale ou entre amis.
C'est de cet endroit que j'ai aperçu le famaux monument que je cherchais depuis des années.
Des adeptes du géocaching  m'en avait parlé il y a de cela une dizaine d'années. Ils m"avaient fait découvrir par la même occasion cette activté  en m'emmenant sur le site de Buré d'Orval et près des ruines des forges du Dorlon.

Je retrouve encore ces caches aujourd'hui.

Ils m'avaient aussi parlé d'un monument situé près de Noërs assez difficile à trouver. J'ai cherché en vain et je me suis lassée.
Et qu'est-ce que j'aperçois au loin  en marchant le long de l'étang du Vieux Pré ? (troisième photo) Probablement ce famaux monument.
Cette fois, je gare la voiture le long de la route et je m'aventure dans les champs fort heureusement fauchés. La distance est plus longue que je l''imaginais, surtout au retour sous la pluie !
Les inscriptions sont à peine lisibles et je n'ai pas pris le temps de chercher la cache. Des vilains nuages noirs  se sont vite deversés au dessus de nos têtes. Danièle m'accompagnait.
Curieusement, ce monument n'a pas du tout la forme de celui que j'ai retrouvé sur le net alors  que les inscriptions, quelque peu effacées, semblent identiques. 
"Ce monument, situé au lieu-dit "Le Grand - Mont", a été élevé à la mémoire des soldats Français et Allemands tombés sur le champ de bataille le 24 août 1914, lors de l’invasion de la France par les allemands. Les troupes allemandes de la 5ème armée du KRONPRIZ Impérial arrivant par LONGUYON, et les Français étant retranchés au-dessus de Noërs, la bataille fut violente et de nombreux soldats sont tombés de part et d’autre. Malgré l’artillerie française, les soldats français durent se replier sous le feu des mitrailleuses en direction de DAMVILLERS. C'est un ossuaire : 57 allemands et 91 français (77 inconnus et 14 identifiés) Il porte l'épitaphe : " Hier ruhen 57 Deutschen und 91 Franzosen gefallen am 24 August 1914"

 

Lundi 19 septembre

Je suis un peu bousculée ce matin et je ne suis pas sûre de pouvoir vous commenter les photos dans la foulée.

Je débarrasse actuellement les dépendances. Pour ce faire, comme toujours, j'ai l'aide d'André. J'ai transformé le Berlingo en camionnette et c'est le troisième voyage que j'exécute à la déchèterie de Longuyon. Samedi, j'avais tout de même envie de joindre l'agréable à l'utile et j'ai pris une autre route au retour. C'est là que commencent les explications des photos.
En passant près des anciens Etablissements Kaiser, je savais que l'étang des Grands prés n'était pas très loin. J'avais du temps devant moi, les hôtes  de l'An 12 avaient récupéré la clef de leur chambre.

Le déplacement valait la peine.. La balade autour des deux étangs est bien agréable et j'ai par la même occasion découvert un monument que j'essayais de trouver depuis des années.
La deuxième visite a cependant été moins chanceuse, j'étais trempée en revenant à la voiture ...

Rencontre familiale ce dimanche. Ma cousine Françoise me ramenait des clefs que des hôtes d'Arlon avaient embarqués. Nous nous sommes donné rendez-vous à la gare d'Ecouviez. En fait cet endroit est devenu un restaurant gastronomique. Mon frère et ma belle-soeur ne se sont pas fait prier pour nous accompagner.
En même temps, Alain devait nous apporter quelques pommes. J'ai reçu 200 kg  de magnifiques pommes !!!! 

J'arrivais au bout de ma réserve, me voilà sauvée pour la saison prochaine ! Merci Alain.

Dimanche 18 septembre

Le bonheur est dans les vignes ! Et plus précisément dans celles du Poirier du Loup à Torgny.
Je garde toujours un très bon souvenir des vendanges que j'avais faites en Alsace.  J''étais alors étudiante et je me trouvais à Beblenheim.  Nous étions une équipe de joyeux lurons, pas manchots pour autant. J'ai toujours en mémoire la petite rincée de schnaps à la pause du matin ... La besogne était parfois difficile sous la pluie et le froid mais la bonne ambiance chassait cet inconfort.
Aussi j'espérais pouvoir un jour suivre les vendanges à Torgny. Chaque fois, j'arrivais trop tard ou ... trop tôt.
C'est en cherchant les cyclistes parisiens afin de leur apporter une trousse de toilette oubliée que j'ai aperçu un tracteur et une remorque chargée de raisins arrivant à la cave du Poirier du Loup. Je n'étais pas du tout équipée pour me joindre aux vendangeurs mais j'ai retrouvé cette ambiance  bon enfant que j'avais connue il y a plus de 40 ans ....

 

Vendredi 16 septembre

Je viens de m'apercevoir que les archives de septembre ne sont pas en ligne.. Le webmaster qui est aussi mon fils n'y pense pas et je ne sais pas faire  ... Vincent devrait trouver un peu de temps ce week-end pour y remédier.

Roberte  a des enfants bien présents même s'ils ne demeurent pas tous à proximité.
Christian habite Reims, je le vois donc très rarement à l'An 12.
Isabelle est en région parisienne, elle était ici la semaine dernière.
Le plus éloigné est Jean-Yves qui vient de Grenoble. Le trajet lui semble chaque fois un peu plus long mais il vient aussi régulièrement.
L'an 12 est la seconde maison pour la famille Valade.
Quatre cyclistes arrivent de Schengen à vélo ce soir suivis le lendemain par un mariage puis par un petit retour au Pays pour un couple de Montargis. Probablement pas de mise à jour dans les jours qui suivent.
Je ne change pas non plus les photos ce matin, elles respirent la bonne humeur !

 

Jeudi 15 septembre

Pas facile de reprendre la plume après les envolées poétiques de Bernard.
Je le remercie encore vivement pour m'avoir octroyé quelques jours de vacances tout en partageant de bons moments de logorrhées bien plaisantes. L'An 12 poursuit sa vocation. Marie-Lyse, une copine d'enfance et d'adolescence accompagnée de son Mattéo est venue passée quelques jours près de sa soeur Angélique.  Je ne présente plus Isabelle et sa maman Roberte. Ils vont bientôt connaître tous les Vezinois. Cette fois, ils ont fait la connaissance de Jeanne-Marie et André.
Evelyne  a rendu visite à sa maman à la résidence des Marronniers.
Astrid et Yves sont arrivés à l'An 12 après avoir pédalé sur plus de 100 km.
L'étape suivante devrait être moins douloureuse , ils feront étape à Charleville-Mézières. 

 

Lundi 12 septembre

L'abbaye d'Orval est devenue un but touristique, les promeneurs y sont nombreux.

On peut, bien sûr, en repartir avec le plaisir d'avoir vu un bel endroit... on peut aussi y déguster une bière, goûter du fromage (très bon...). Mais le site apporte beaucoup, beaucoup plus que cela. Et, on en retire bien plus en prenant un peu de temps, et surtout en prenant sur soi même.

Des couleurs : La belle pierre calcaire met en valeur les bâtiments, l'ardoise recouvre les toitures, la forêt encercle le monastère. Pourtant, ce jour là, le soleil qui brille  réussit à ce que toutes ces couleurs soient à la fois mises en valeur mais aussi constituent un tableau homogène : pas de teinte qui domine. Le jaune des pierres reste discret, l'ardoise des toits ne tranche pas sur le bleu du ciel. Seule, l'immense sculpture de la façade est rayonnante....  

La méditation : Arrêtons nous un instant dès l'entrée qui conduit vers la visite ou l'intérieur de l'abbaye. On peut alors imaginer les moines, leurs allées et venues, leur rituel journalier, leur vie simple dans ce décor majestueux. Presque logiquement, on se demande pourquoi avoir accepté une telle vie. Et, comme aucune véritable réponse ne vient à notre esprit, on reste à regarder, songeurs parce qu'on ne peut comprendre... 

La sérénité : En arrivant à l'abbaye, le plan d'eau attire probablement beaucoup de regards. Il est le thème de nombreuses photos. Il s'en dégage une impression de calme, de quiétude. Le temps semble n'avoir aucune emprise sur les bâtiments, la forêt, le lac.... Les cygnes ou les canards glissent indifférents et ne tiennent aucun compte des touristes. 

Le repos : On retrouve la belle vue sur le lac. En voyant cette maison, la forêt et ce lac, on se prend à rêver d'un moment de repos, en bordure de l'eau. Il existe de par nos régions de nombreux sites paisibles et aussi reposants. Est-ce qu'on se réserve encore beaucoup de recul pour en apprécier la beauté ? Bernard

 

Samedi 10 septembre

Un des buts de la page publiée par Viviane est de nous faire connaître les beautés de la région, les balades à y entreprendre, etc...

Nous avons découvert, avec elle et Danièle, un joli sentier, sans aucune difficulté, ombragé... Il coule dans les prairies humides d'Orval et va alimenter le plan d'eau devant l'abbaye. 

Les moments de départ sont toujours agréables : on vient de quitter la voiture, on se retrouve en pleine nature, prêts à regarder, écouter la nature. 

Le parcours, sur sa presque totalité, longe un ruisseau bien joli. La proximité d'une belle eau, bien vive, le bruit léger fait par le courant qui se heurte dans les branches ou sur les rives, les couleurs douces et variées rendent ces instants bien reposants. Au bout de cinq kilomètres, nous arrivons près du village de Chameleux, quelques maisons et une auberge et repartons à notre point de départ par l'autre rive du ruisseau.

Peut-être est-ce hors sujet que de dire que nous avions prévu de manger à cette auberge? Je crois! D'autant plus que nous sommes arrivés un peu tard.... Par contre, comme nous ne nous sommes pas perdus dans la forêt, ni à l'aller (enfin pas trop à l'aller...), ni au retour. D'ailleurs pour ce retour, nous étions très motivés et bien en appétit pour retrouver notre voiture...

Parfois, on découvre une vue insolite, comme cette belle entrée de maison. Elle donne sur notre chemin avec sa belle voûte toute en pierres taillées et le filet d'eau qui va bientôt rejoindre le ruisseau de notre randonnée. 

Toujours au début du retour, de petits étangs se cachent dans la verdure. Celui de la photo, était à peine visible, mais la cabane a trahi sa présence. Nous entrons ensuite dans de superbes forêts, bien entretenues, de grands résineux alternent avec les feuillus.

Quant aux prairies humides, on les longe effectivement. Quelques rares bovins y vivent. L'humidité des lieux, la préservation de la nature expliquent la présence de nombreux insectes, ce qui attire quelques espèces de chauves-souris. De jolis panneaux, fort bien conçus expliquent en quelques mots et croquis la complexité de cette réussite écologique.  Bernard

 

Jeudi 8 septembre

Peu après notre arrivée, un orage a rafraîchi une partie du territoire de Charency. Jusque là, nous a-t-on dit, il n'avait pas plu, sauf côtés  Longuyon ou sur Velosnes, et rien à Vezin... Et voilà que, une heure ou deux après notre arrivée, nous retrouvons les couleurs sombres des nuages; celles qui mettent en valeur le jaune des chaumes et qui découpent bien l'horizon. Le magnifique arc en ciel, d'un côté bleu nuit et de l'autre plus clair, prenait naissance sur le bois Lagrange. Les bâtiments de La Presle se cachaient entre la route et la petite colline.

Est-ce que le Poète avait pensé à ces étendues lorsqu'il a chanté que "La plaine était fumante et tremblait sous juillet"? Toujours est-il qu'en septembre, la plaine ne "tremble" plus. Elle est devenue monotone et sans trop de caractère. Habituellement, à pareille période, les champs marquent des couleurs qui attirent l'œil. Mais cette année le gris brun, signe de sécheresse, a envahi les bordures des champs, les talus. Même la forêt commence à montrer des signes d'un automne proche.

Le petit chemin  ne sent pas la noisette. Il n'y en a que peu cette année. Il conduit vers "le fond des vaux" et nous apporte la fraîcheur. C'est toujours agréable et doux aux oreilles que de prononcer certains lieux-dits qui composent le territoire d'une commune. "La pièce de Metz", au "Chaud four", "Bon Pont", "Bruchon fontaine", le "Rond buisson", "Devant le beloux".... Ce serait probablement intéressant que de retrouver l'origine des ces noms. Il serait alors facile de retracer une partie de la vie rurale, vie maintenant oubliée... Mais n'y pensons pas! la nostalgie pourrait nous gagner et.... ce n'est pas de mode.

L'expression "remettre le clocher au milieu du village" pourrait-elle concerner Charency Vezin ?

Que les hôtes de l'an XII se rassurent, le clocher bien typique de l'église est toujours aussi proche du gîte, mais il n'est pas "au milieu du village". Quand on arrive de Torgny ou de Longuyon, et sans trop connaître la région, c'est ce clocher qui permet à coup sûr de savoir qu'on est maintenant proche de l'AN XII et de son accueil chaleureux. Le matin, l'angélus vient vous rappeler gentiment qu'on est à la campagne et que ce rituel a façonné l'identité d'un village depuis des décennies.  Bernard

 

Mardi 6 septembre

Nous venons à nouveau de traverser la France.

L'itinéraire sur la carte se marie presque à une des diagonales de notre hexagone. L'an passé, j'avais évoqué les différents paysages : les Landes, la Creuse, le Sologne, la Lorraine...  Au fil des kilomètres, on passait de l'un à l'autre sans transition brutale, insensiblement. 

Cette année, et avec la même idée; celle qui consiste à imaginer la vie rurale, j'ai photographié les maisons. Une maison ancienne (ou même préservée par une rénovation correcte) est un peu comme un livre : entre les lignes, il est possible de deviner comment on y vivait autrefois et quelles raisons ont contribué à ce qu'elle soit ainsi conçue.

La maison landaise, celle qu'on voit dans les villages au nord des Landes, est de plain pied. Quand elle est seule dans la forêt, on dit qu'elle est dans un airial (une grande clairière). Ces maisons abritaient des gemmeurs (récolte de la résine des pins), des onvriers paysans, des métayers et plusieurs générations s'y côtoyaient. Peu de fenêtres étaient ouvertes vers l'ouest pour se protéger des vents et de la pluie, pas de pierre parce qu'on n'en trouve pas;  pas ou peu de briques...

Puis nous voici dans le Berry, à la limite de la Sologne. On peut y observer beaucoup de maisons sans étage, sans escalier extérieur; il n'y en avait que rarement à l'intérieur. Pour éviter la construction d'étage, les maisons ont été agrandies soit en longueur, soit en utilisant les combles. Ces volumes (combles et greniers) servaient surtout à conserver le foin et le bois. L'accès se faisait  alors par une échelle; on passait par le chien assis et ce, il y a quelques années à peine.

Nous arrivons maintenant dans l'Aube. Les maisons à colombages y sont nombreuses dans le centre de certains villages. Témoins d'un passé très ancien, elles étaient surtout habitées par des personnes de classe populaire. Certaines révèlent un véritable art dans l'utilisation des bois et poutres. Le bois provenait des forêts voisines, aujourd'hui absentes du paysage. Le torchis et les briques complètent la maçonnerie.

Et puis le but du voyage se devine : nous arrivons en Lorraine. Les yeux ne s'attardent pas sur l'une ou l'autre des maisons du village traversé mais sur la vue d'ensemble. On parle souvent de "village rue". Les maisons mitoyennes, en général fort profondes sont en retrait. Entre elles et la route les "usoirs": on y entreposait les tas de bois pour le chauffage, la volaille grattait l'heube ou la terre ou même cherchait sa nourriture sur les tas du fumier extrait des écuries, le matériel agricole.... tout ça est aujourd'hui remplacé par le désordre des voitures garées devant les maisons...  Bernard

Lundi 5 septembre

Pardonnez-moi de ne pas donner des nouvelles quotidiennes.

Ne croyez pas que je  paresse sur la chaise longue avec un bon bouquin, j'en suis pourtant quelquefois tentée ...

Promis demain, vous aurez le loisir de vous délecter de mots qui vous feront voyager du Nord au Sud enfin plutôt du Sud au Nord ...

Tout va bien à l'An 12,. La cadence me convient à merveille.

Jeanne est revenue dans son village natal en compagnie de son fils Jean et de son petit-fils Ted . Elle avait quitté le village en 39. Ses grands-parents reposent au cimetière de Charency. Ils vont regagner Juan-les-Pins puis Jean et Ted reprendront l'avion pour Saint Domingue. Martine organisait une brocante dans son jardin ce week-end. Une grande partie des fleurs provient du jardin de Thérèse. On pourrait y flâner des heures sans jamais se lasser. Il y a 8 salons de jardin installés à l'abri des regards, sous une gloriette, près d'un petit bassin ou à l'abri derrière une palissade toute fleurie. 

Voilà une visite à faire en même temps que le fort de Villy-la-Ferté situé à 5 mn de chez Martine ainsi que la colline de Saint Wallfroy située non loin de là..Les deux autres photos sont prises sur le sentier Bayard à Virton.Aucun doute, les portes piégées sont réellement piégées, c'est la seconde fois que je m'égare à cet endroit ! Fort heureusement, je retrouve le mystérieux cheval Bayard qui m'indique à chaque fois la sortie !!

Vendredi 2 septembre

Jeanne-Marie a reconnu les quatre photos, elle a bien mérité de venir se reposer sous le mirabellier !
Nous n'avons pas l'habitude de programmer les travaux à effectuer dans le jardin.
Mais quand on s'y met, on ne sait plus arrêter ! Aucun doute, Jeannot est plus habile , il peut aussi atteindre les plus hautes branches. Alors que je commence à me sentir mal à l'aise sur le  muret  ...
Le houx a disparu. Il avait peut-être un aspect ornemental, mais ses feuilles restaient trop souvent accrochées à mes doigts ...

Le Berlingo s'est rempli en un rien de temps avec l'aide de Léanne, la nièce de Jean-François. Je pense que le compost  situé route d'Urbule ne se remplit pas qu'avec les jardins des Vezinois. Certains utilisateurs ignoreraient que le plastique ne se recycle pas avec les déchets verts ? J'en redescends à chacun de mes voyages !
Un tas de compost déjà bien avancé a dû retourner dans un jardin. Il a disparu !

Jeudi 1er septembre

J'ai eu trois jours pour remettre tranquillement de l'ordre dans les chambres tout en bricolant dans ma maison et dans le jardin. 
Un emploi du temps idéal d'autant plus quand je peux clôturer la journée par une belle balade sur le vélo !
Les photos sont pour les Vezinois ou anciens Vezinois.
Je ne suis pas sûre pourtant que vous puissiez reconnaître les différents endroits où  ces photos sont prises.
Ma belle-soeur va être ravie, son poète préféré a annoncé son arrivée. J'espère qu'il trouvera un tout petit peu de temps pour remplir cette page. Belle rencontre en perspective !