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Septembre

1er septembre 2026

​​Je vous propose juste une petite escapade dans les remparts de Montmédy avant de laisser la place à Bernard.
Je crois qu'il a compris le message et il devrait prendre la plume incessamment sous peu.

Je vais pouvoir vaquer à d'autres occupations comme par exemple l'utilisation intelligente des mirabelles ...

Les remparts de Montmédy devraient subir une invasion ces jours prochains, invasion qui ne pourra que les embellir avec l'intervention des voltigeurs.
La végétation envahit dangereusement les murs. Fort heureusement, le sentier des songes reste magique surtout quand on s'y trouve seule à l'approche de la tombée de la nuit. Le chien, tout comme Hachiko à Shibuya, semble attendre son maître sur le bord du chemin. La citadelle dégage toujours sa majestuosité, peut-être pas suffisamment mise en valeur, mais on a ainsi l'impression qu'elle ne s'offre qu'aux plus hardis. Elle va être servie avec Julien, Vincent et Pierre-Yves.   

2 septembre 2026

​Première partie du voyage.

Chaque année, à l’occasion de notre retour en Lorraine, j’ai pour habitude d’évoquer les différences entre les régions traversées : les paysages, l’architecture rurale, les essences d’arbres, les formes des clochers.
Cette année, on va saliver avec …. les pâtisseries….

Et on commence par les Landes avec ce qui est nommé ici «le Pastis landais». Bien entendu ce gâteau n’est pas spécifique aux Landes, il est façonné également dans le Gers, en Gascogne, dans les Pyrénées Atlantiques.
Rien à voir avec l’apéritif du même nom. Il s’agit d’une pâtisserie à pâte levée assez souvent parfumée au rhum. Les gros morceaux de sucre qui se collent sur l’extérieur rendent sa texture savoureuse. Le pastis était confectionné lors des fêtes de famille, les fêtes de village.
Il y a autant de recettes que de pâtissières (ou pâtissiers) et, naturellement, chacune ou chacun cuisine « le Vrai Pastis »

Un peu plus loin dans notre trajet, voici les « Canelés de Bordeaux ». Pour info : « Canelés ne prend qu’un seul N ou deux selon l’humeur»
Alors! Là !…. gare aux calories!
C’est un tout petit gâteau de 5 cm de hauteur, donc une pâtisserie individuelle.
La pâte, genre pâte à crêpes très sucrée aromatisée d’un parfum de rhum et de vanille est cuite dans un moule spécial qui conduit vite la chaleur. Grâce à ce procédé, la pâte intérieure reste très tendre et la croûte extérieure est caramélisée, légèrement craquante.
Le seul ennui avec le canelé, c’est qu’il est petit, donc il faut en goûter plusieurs. Bernard

3 septembre 2026

​Deuxième partie

On arrive dans une bourgade du Berry : Argent sur Sauldre. Le Berry a été une terre de légendes, de contes, de fées…
C’est pourquoi un pâtissier de cette ville a créé une spécialité appelée « Langues de sorcière ».
Le renom du magasin comme de la pâtisserie reste encore discret. La photo jointe n’est pas de moi mais donne une idée de ce qu’est ce délicieux gâteau.
Il s’agit d’un biscuit sablé, donc croquant et fort sucré. La pâte contient de la poudre de noisettes et d’amandes. Parfois, les brisures de noisettes et d’amandes recouvrent ce gâteau qui fond littéralement dans la bouche.

 Et maintenant la Lorraine !
On peut parler de la classique tarte au sucre, ou de la succulente tarte aux quetsches. Les deux sont délicieuses.
A Charency, nous avons eu la chance d’avoir un boulanger (Michel) qui nous « fabriquait » de ces tartes au sucre… de pures merveilles. Le sucre fondait légèrement lors de la cuisson, sans pour autant durcir. La pâte levée était aérée et avec le tour de main de Michel, elle devenait un peu croustillante au pourtour de la galette…

Mais voilà, il y a aussi et surtout la tarte aux mirabelles. Cette année, elles sont belles, parfumées. Elle n’a pas hésité bien longtemps cette tarte façonnée par Danièle… et la migaine qui nappait les mirabelles ne gâchait rien… Bernard

5 septembre 2026

​Pour le calendrier, l’automne n’est pas encore là. Mais déjà la nature s’y prépare.

Un petit vent a balayé les quelques feuilles mortes tombées sur le chemin dans la forêt. Mais celles qui sont sur les talus et dans le bois dégagent un parfum âcre, propre à cette saison. Le soleil est à peine levé et pour seul bruit, un croassement enroué et triste résonne dans les branches : un corbeau sans doute agacé de m’avoir observé.

C’est calme, les couleurs des feuillages commencent à changer.

Je longe un étang. Je suis surpris de trouver autant de contrastes dans les couleurs : certains arbres arrivent mieux à pomper leurs réserves et affichent des verts clairs, d’autres passent déjà au vert sombre puis au vert/brunâtre. Les grandes chaleurs de l’été ont laissé des traces. Les algues commencent à envahir la surface de l’étang. En quelques jours, elles vont prendre encore plus de place. Un faucardage est prévu qui va rendre de l’oxygène, de la luminosité à tout ce système.

Il a bien plu ces derniers jours, le niveau d’eau est remonté. Il était fort bas, comparé aux années précédentes. Habituellement, ce niveau se situe presque au ras du ponton. 

Ce dernier est désert pour l’instant. Des gosses et même des ados viennent y lancer l’hameçon pour attraper un poisson gros comme ça, en prendre une photo avec leur téléphone et relâcher l’animal.
J’admire ces jeunes qui au contact de la nature montrent une image bien agréable, parlent un peu de leur passion, sont accessibles tout simplement.

La balade va bientôt se terminer. Je prends mon temps, longe un parc bordé de haies. Voilà qu’une fenêtre s’ouvre dans la végétation. Je reste quelque temps à bien regarder les trois chevaux de la dernière photo.
Pour eux, les fortes température du début d’août sont peut-être oubliées. L’herbe a reverdi, elle est assez abondante. La belle vie !!! Bernard

Chambres d'Hôtes de l'An 12
1 Grand Rue, Charency-Vezin, France
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Fronton de la porte d'entrée affichant l'An 12 de la République Française date de construction de la maison en 1804
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