Septembre
1er septembre 2026
Je vous propose juste une petite escapade dans les remparts de Montmédy avant de laisser la place à Bernard.
Je crois qu'il a compris le message et il devrait prendre la plume incessamment sous peu.
Je vais pouvoir vaquer à d'autres occupations comme par exemple l'utilisation intelligente des mirabelles ...
Les remparts de Montmédy devraient subir une invasion ces jours prochains, invasion qui ne pourra que les embellir avec l'intervention des voltigeurs.
La végétation envahit dangereusement les murs. Fort heureusement, le sentier des songes reste magique surtout quand on s'y trouve seule à l'approche de la tombée de la nuit. Le chien, tout comme Hachiko à Shibuya, semble attendre son maître sur le bord du chemin. La citadelle dégage toujours sa majestuosité, peut-être pas suffisamment mise en valeur, mais on a ainsi l'impression qu'elle ne s'offre qu'aux plus hardis. Elle va être servie avec Julien, Vincent et Pierre-Yves.
2 septembre 2026
Première partie du voyage.
Chaque année, à l’occasion de notre retour en Lorraine, j’ai pour habitude d’évoquer les différences entre les régions traversées : les paysages, l’architecture rurale, les essences d’arbres, les formes des clochers.
Cette année, on va saliver avec …. les pâtisseries….
Et on commence par les Landes avec ce qui est nommé ici «le Pastis landais». Bien entendu ce gâteau n’est pas spécifique aux Landes, il est façonné également dans le Gers, en Gascogne, dans les Pyrénées Atlantiques.
Rien à voir avec l’apéritif du même nom. Il s’agit d’une pâtisserie à pâte levée assez souvent parfumée au rhum. Les gros morceaux de sucre qui se collent sur l’extérieur rendent sa texture savoureuse. Le pastis était confectionné lors des fêtes de famille, les fêtes de village.
Il y a autant de recettes que de pâtissières (ou pâtissiers) et, naturellement, chacune ou chacun cuisine « le Vrai Pastis »
Un peu plus loin dans notre trajet, voici les « Canelés de Bordeaux ». Pour info : « Canelés ne prend qu’un seul N ou deux selon l’humeur»
Alors! Là !…. gare aux calories!
C’est un tout petit gâteau de 5 cm de hauteur, donc une pâtisserie individuelle.
La pâte, genre pâte à crêpes très sucrée aromatisée d’un parfum de rhum et de vanille est cuite dans un moule spécial qui conduit vite la chaleur. Grâce à ce procédé, la pâte intérieure reste très tendre et la croûte extérieure est caramélisée, légèrement craquante.
Le seul ennui avec le canelé, c’est qu’il est petit, donc il faut en goûter plusieurs. Bernard
3 septembre 2026
Deuxième partie
On arrive dans une bourgade du Berry : Argent sur Sauldre. Le Berry a été une terre de légendes, de contes, de fées…
C’est pourquoi un pâtissier de cette ville a créé une spécialité appelée « Langues de sorcière ».
Le renom du magasin comme de la pâtisserie reste encore discret. La photo jointe n’est pas de moi mais donne une idée de ce qu’est ce délicieux gâteau.
Il s’agit d’un biscuit sablé, donc croquant et fort sucré. La pâte contient de la poudre de noisettes et d’amandes. Parfois, les brisures de noisettes et d’amandes recouvrent ce gâteau qui fond littéralement dans la bouche.
Et maintenant la Lorraine !
On peut parler de la classique tarte au sucre, ou de la succulente tarte aux quetsches. Les deux sont délicieuses.
A Charency, nous avons eu la chance d’avoir un boulanger (Michel) qui nous « fabriquait » de ces tartes au sucre… de pures merveilles. Le sucre fondait légèrement lors de la cuisson, sans pour autant durcir. La pâte levée était aérée et avec le tour de main de Michel, elle devenait un peu croustillante au pourtour de la galette…
Mais voilà, il y a aussi et surtout la tarte aux mirabelles. Cette année, elles sont belles, parfumées. Elle n’a pas hésité bien longtemps cette tarte façonnée par Danièle… et la migaine qui nappait les mirabelles ne gâchait rien… Bernard
5 septembre 2026
Pour le calendrier, l’automne n’est pas encore là. Mais déjà la nature s’y prépare.
Un petit vent a balayé les quelques feuilles mortes tombées sur le chemin dans la forêt. Mais celles qui sont sur les talus et dans le bois dégagent un parfum âcre, propre à cette saison. Le soleil est à peine levé et pour seul bruit, un croassement enroué et triste résonne dans les branches : un corbeau sans doute agacé de m’avoir observé.
C’est calme, les couleurs des feuillages commencent à changer.
Je longe un étang. Je suis surpris de trouver autant de contrastes dans les couleurs : certains arbres arrivent mieux à pomper leurs réserves et affichent des verts clairs, d’autres passent déjà au vert sombre puis au vert/brunâtre. Les grandes chaleurs de l’été ont laissé des traces. Les algues commencent à envahir la surface de l’étang. En quelques jours, elles vont prendre encore plus de place. Un faucardage est prévu qui va rendre de l’oxygène, de la luminosité à tout ce système.
Il a bien plu ces derniers jours, le niveau d’eau est remonté. Il était fort bas, comparé aux années précédentes. Habituellement, ce niveau se situe presque au ras du ponton.
Ce dernier est désert pour l’instant. Des gosses et même des ados viennent y lancer l’hameçon pour attraper un poisson gros comme ça, en prendre une photo avec leur téléphone et relâcher l’animal.
J’admire ces jeunes qui au contact de la nature montrent une image bien agréable, parlent un peu de leur passion, sont accessibles tout simplement.
La balade va bientôt se terminer. Je prends mon temps, longe un parc bordé de haies. Voilà qu’une fenêtre s’ouvre dans la végétation. Je reste quelque temps à bien regarder les trois chevaux de la dernière photo.
Pour eux, les fortes température du début d’août sont peut-être oubliées. L’herbe a reverdi, elle est assez abondante. La belle vie !!! Bernard
6 septembre 2026
Les hirondelles sont encore bien présentes aujourd'hui mais elles semblent se rassembler pour leur proche migration. Les pépiements ou gazouillis s’atténuent en milieu de journée, ou quand il fait très chaud. Il en est de même lorsque ces oiseaux volent fort haut, c’est à dire quand le temps est au beau fixe, donc que les moustiques et autres insectes ne volent pas proches du sol.
Les nids peuplent le dessous de nombreux avant-toits; on en compte 13 sur une des façades des chambres d'hôtes de l'An 12. L’hirondelle n’est pas toujours discrète (ou alors elle est maladroite) pour évacuer ses déjections, contrairement à certaines espèces d’oiseaux, la mésange par exemple.
Si bien que les façades sont souvent maculées de traces noirâtres. Dans ce cas le nid d’hirondelles est à peine toléré et parfois détruit.
Cette année, et selon les régions, il semble qu’elles soient au moins aussi nombreuses que les dernières années. Est-ce que le déclin de cette race est enrayé?
Ce serait bien ainsi : l’hirondelle est associée au printemps, au retour des beaux jours. Certains pensent qu’elles portent bonheur à la maison où elles ont construit leur nid.
Les constructions des maisons traditionnelles étaient réalisées, comme presque partout, avec les matériaux les plus proches.
Dans le Pays Haut ce sont les pierres calcaires qui serviront à monter les murs. Puis, les crépis ont recouvert les façades pour éviter l’humidité, voire protéger légèrement du froid lors des hivers. Mais ces crépis sont venus nous faire oublier combien les maisons pouvaient être belles. Quand le soleil éclaire un peu la façade, le regard est vite attiré par un surplus de couleur claire. C’est la cas pour la photo de l’An 12, photo prise alors que le soleil boudait un peu.
Mais c’est surtout le cas pour la photo de l’église du village. À ce moment, le soleil rase encore le haut de la colline, il va bientôt disparaître derrière la forêt. la pierre se teinte d’ocre.
Comme il est beau ce clocher : le côté dans l’ombre et l’ardoise de la couverture se complètent pour faire ressortir la façade encore en pleine lumière. Bernard
8 septembre 2026
Le village de Charency-Vezin est venu à de nombreuses reprises alimenter cette page.
Ce sera encore le cas aujourd’hui.
Une photo montre la Grande Rue, le pont du chemin de fer la coupe dans son dernier tiers.
Les voitures stationnées masquent beaucoup le charme de ces rues lorraines. Celles-ci sont larges, les maisons de chaque côté sont accolées. Les toits ne sont pas à la même hauteur ce qui casse l’uniformité. Les façades de tailles différentes contribuent aussi à ce résultat.
Maintenant, on utilise le mot « trottoir» pour désigner l’espace entre la route et les maisons. Pour le Lorrain, il s’agit des «usoirs». Le mot avait été choisi à juste titre : sur ces surfaces, en général assez larges, on y mettait volontiers les outils agricoles, les tas de bois qui attendaient la scie circulaire. Les tas de fumier étaient là également, les poules et la volaille étaient en totale liberté.
Mérite-t-il le nom de rivière ou alors celui de ruisseau : le Dorlon ? Pour le vezinois, c’est une rivière même s’il ne coule que sur une dizaine de kilomètres. D’ailleurs il est classé en première catégorie pour les pêcheurs. C’est à dire qu’on y pêche la truite, la truite fario. L’eau y est claire, vive. La majeure partie de son cours passe sous les branches des arbres; la pêche en est rendue assez délicate.
Quelques petits étangs bordent le Dorlon. Celui de la photo 3 est accessible par un sentier qui longe la rivière. La vue de l’étang est reposante. C’est propre et harmonieux.
Le silence y règne, silence légèrement troublé par le bruissement des feuilles des saules pleureurs. La barque peinte en vert donne un supplément au décor. Même les ramures des arbres semblent se reposer ou s’incliner pour rendre paisible ce site.
Quand on regarde la dernière photo, on peut se méprendre et penser à une vue prise en pays légèrement montagneux. Non ! C’est bien à Charency qu’en sélectionnant ces trois maisons, j’ai trouvé la similitude.
La forêt bien colorée est proche, les maisons ressemblent un peu à des chalets.
Bien sûr c’est une petite partie d’un plus grand paysage. Mais ce genre de surprise est le propre d’une promenade un peu curieuse : avec la chance, et un peu d’imagination, on se procure des moments inattendus et heureux. Bernard
10 septembre 2026
L’Othain est une rivière qui prend sa source en Meuse. Elle musarde dans une jolie vallée, arrive sur les territoires de Saint Jean, de Marville, de Flassigny et de Villers le Rond.
A cet endroit, la rivière est retenue par un modeste barrage. La retenue appelée "Plan d’eau de Marville " ou "Plan d’eau de l’Othain" recouvre à peu près 30 hectares, elle mérite largement une balade.
Dès le départ, de l’An 12, on voit que de nombreuses maisons utilisent volontiers le bois comme mode de chauffage. Les grands tas constituent presque un élément de paysage auprès des maisons. Parfois, les rondins ou quartiers sont bien arrangés. Le bois va souvent rester dehors à sécher et attendre le sciage plus d’une année pour les hivers prochains. Celui de la saison à venir est déjà à l’abri.
Maintenant, nous sommes dans la plaine, sur « l’ancien chemin de Marville». En sortant de la vallée, dès qu’on arrive sur le plateau, le paysage est figé et morne, vide de vie: des grands espaces, presque plus de haies, peu ou pas de présence humaine. Seule, une buse blanche plane au dessus des chaumes et du chemin. Les nombreux trous de souris expliquent la présence de l’oiseau…. Heureusement, le bruit du vent qui froisse les feuilles du maïs à récolter arrive à rompre le silence.
Les autres céréales sont moissonnées totalement. Si bien que l’alignement des fortifications de la ligne Maginot se découvre facilement sur les coteaux et les ondulations de la plaine.
Les blockhaus se distinguent nettement en cette saison. Ils sont implantés à distance variable, sans alignement particulier, à des endroits judicieux du relief de manière à se protéger les uns les autres.
De même, ils ne sont pas orientés face à la frontière mais se regardent . Ainsi, ils protégent efficacement les ouvrages voisins. Sauf que tout cela a été inutile, ou presque....
J’ai été trop bavard… mon propos va s'arrêter là pour aujourd’hui. Bernard
12 septembre 2026
Le chemin pour arriver au plan d’eau de l’Othain est facile à emprunter. Un sentier large et bien dégagé dans la forêt, fait le tour du «lac» et permet de rester sous le couvert.
A l’extrémité, dès l’arrivée dans la vallée, une belle passerelle va nous permettre de rejoindre en toute sécurité la rive opposée du plan d’eau. La passerelle a remplacé récemment un ouvrage qui était fort vétuste et pas commode d’emprunt.
C’est là que commence véritablement le plus beau moment de la promenade. Le regard peut maintenant nous dévoiler ce qu’on va côtoyer pendant quelques kilomètres.
L’eau, la forêt, permettent à de nombreuses espèces de trouver nourriture et refuge.
On dénombre une quinzaine de sortes de poissons du gardon au brochet, en passant par le silure. Un parcours de pêche de nuit pour la carpe est aménagé sur l’autre rive.
Le bruit d’un poisson qui vient d’attraper un insecte et qui plonge en retrouvant son élément retient un instant l’attention.
Les plumes d’un pigeon s’étalent dans l’herbe: c'est signe que la loi dictée par la nature est bien présente.
De nombreuses espèces d’oiseaux fréquentent régulièrement les bois et le plan d’eau. On y voit et entend des foulques, des grèbes huppées, des canards, des poules d’eau.
A notre approche, un canard s’envole lourdement en s’aidant de ses pattes palmées pour décoller; un peu comme un avion gros porteur qui peine à quitter la piste.
Méfiants, trois cygnes dont un jeune s’éloignent de la rive où nous sommes. Ils se posent à une centaine de mètres et, aussi indifférents que majestueux , il nagent lentement en ramassant ici et là une feuille, une algue…
Je quitte le plan d’eau avec un brin de nostalgie… Le «stage» en Lorraine se termine sur de bien beaux souvenirs. Bernard
14 septembre 2026
Finies les belles envolées poétiques de Bernard.
Je reviens sur des situations bien terre à terre mais tout aussi plaisantes quand on partage des moments conviviaux autour de la table !
Et les occasions n'ont pas manqué. Les émotions se ressentaient à certains moments comme celui autour de cette grande table en présence des Jurassiens. Nous fêtions l'anniversaire de Bernard qui était passé depuis déjà quelques semaines. Quelle importance, l'important est de se retrouver gaiement en bonne compagnie.
Les copines ont participé à l'accueil de Bernard et Nicole en les invitant à leur table. Nos anciens Vezinois ont aussi rencontré des hôtes de passage comme Daniel et Carine qui entrent désormais dans le cercle des réguliers. Et bien sûr, ils sont allés saluer les amis lorrains qu'ils n'oublient pas.
Entre-temps, je suis allée chercher des pommes chez mon cousin Alain de Frassem pour remplir les bouteilles de jus mais je laisse Bernard raconter cet épisode. Il m'a là aussi bien secondée.
Alain et Françoise ont un jardin merveilleux, aussi bien dans le jardin d'agrément que dans le potager et le verger. Je les remercie vivement de m'avoir permis de pouvoir servir ce nectar au petit-déjeuner.
Les pommes sont plus rares cette année, tout comme les légumes dans le potager !
16 septembre 2026
Le jus de pommes est toujours proposé aux petits déjeuners de l’An 12.
L’atelier de fabrication installé à Baslieux, un village à quelques kilomètres de Charency-Vezin, est assez impressionnant. Les voitures ou camionnettes amènent les pommes, les gens discutent « à la bonne franquette », s’aident, ne sont pas pressés. On sent la bonne humeur, la convivialité, malgré l'agitation qui règne à cet endroit. Tout est propre, aéré, les gens qui travaillent là sont aimables et répondent volontiers aux questions posées.
En premier, bien entendu, Viviane a ramassé des pommes. Cette année , elles sont nombreuses, le soleil bien présent tout l’été a gorgé les fruits de jus. Dès l’arrivée de la voiture, et après inscription à un petit bureau dans le hangar et sans qu’on le demande, un fenwick (Ah! Non!… ) un chariot élévateur amène une caisse palette tout près de la voiture, si bien qu’on y vide nos cageots de pommes sans trop d’efforts.
La phase suivante est celle du lavage des pommes. La caisse palette est vidée dans une trémie. Une trappe libère les pommes presque au compte-goutte. Les fruits sont passés quasi individuellement à l’eau à leur sortie de la trémie.
Les pommes sont ensuite chauffées, broyées, pressées de manière à en extraire une quantité correcte de jus, avec un pourcentage acceptable de pulpe. On estime le rendement à 60% du poids initial. Un réservoir individuel va recueillir le produit fini.
L'embouteillage va commencer. Les bouteilles vides et propres sont présentées sur une chaîne. Elles passent dans l’embouteilleuse. Elles sont remplies du jus assez chaud. Une capsule/bouchon est vissée.
Les bouteilles pleines ressortent de l’embouteilleuse. Elle sont trop chaudes pour qu’on puisse les retirer à mains nues. Des gants sont indispensables pour les prendre et les poser dans une caisse à roulettes. Il ne reste plus qu’à conduire la caisse près de la voiture et charger les bouteilles. Bernard
18 septembre 2026
C'est reparti pour une deuxième tournée.
Alain me propose à nouveau 150 kg de pommes avec en prime 80 bouteilles vides !
Je ne peux tout de même pas laisser passer l'occasion. Je n'ai plus Bernard et Nicole pour me seconder. Je devrais avoir Jeannot s'il n'oublie pas le jour et l'heure ...
J'insère le petit coucou de Daniel qui a profité du mirabellier bien trop chargé. Je n'aurai déjà pas celles-ci à ramasser !
"4kg650 de confiture de mirabelles, 6 fois 300gr surgelées pour de futures compotes ou pâtisseries
et un voisin heureux de profiter de presque 2 kilos de mirabelles fraîches, voilà les résultats de notre
récolte au verger de l'An XII. Lors de notre retour, nous nous sommes arrêtés à Vance pour y saluer Thérèse, toujours aussi vaillante. Lorsque nous avons quitté cette brocante, la pluie commençait à tomber et elle nous a accompagnés jusqu'à notre domicile. La voiture était ainsi bien rincée"
Wim avait programmé une boucle d'environ 300 km dont l'avant dernier tronçon passait par l'An 12.
Il a profité de la baraque à frites installée au village pour dévorer deux hamburgers et deux Orval, il n'avait pas mangé à midi ! Je pense que je n'arriverais pas à le suivre, sur le vélo ni d'ailleurs sur la nourriture engloutie, il est vrai que je n'emprunte pas les mêmes pistes. Je me suis fait quelques frayeurs en descendant le chemin des roches qui va de Torgny à Lamorteau. Non seulement il est rempli de cailloux comme son nom l'indique mais il est en plus bien défoncé !
20 septembre 2026
Les voltigeurs travaillent actuellement sur les remparts de Longwy et je n’aime pas particulièrement me rendre sur ce secteur. Le trafic à Longwy est dense à certaines heures de la journée mais surtout les grandes enseignes polluent , comme ailleurs, l’entrée de la ville. Par contre, il y a les stations-services luxembourgeoises à proximité qui sont moins dispendieuses que chez nous. Aussi, pour le moment, je ne peux vous parler d’eux que lorsqu’ils sont en dilettante.
Julien et Vincent sont les deux piliers de l’entreprise Vertical NG que Roland avait créé il y a plus de trente ans avec Michel. Tous les quatre de même que celles et ceux qui les secondent épisodiquement sont gravés dans l’histoire de l’An 12.
Les voltigeurs sont bien connus au village même s’ils restent très discrets. Ils ont lié des amitiés avec Jeannot, Yves ou Damien Ils retrouvent avec plaisir certains hôtes réguliers. Leur temps est compté. La journée débute à l’aurore. Leurs muscles sont sollicités en continu et au retour ils effacent les douleurs par des étirements avant de prendre une douche récupératrice et de s’installer autour d’une table toute simple mais bien fournie Ils prennent parfois le temps de jouer une partie de pétanque et de savourer une bonne bière !
Julien devrait pouvoir s’installer sur ce bureau pour vous apporter des explications concrètes sur les travaux qu’ils réalisent à Longwy
21 septembre 2026
Les Voltigeurs ou les Jurassiens, voici comment nous surnomme Viviane, je dirai plutôt que nous sommes des cordistes spécialisés dans l’entretien des monuments architecturaux comme des citadelles, des places fortes, des châteaux, des église etc...
Nous y intervenons pour débroussailler les talus dominant les remparts, désherber les murs et faire de la maçonnerie sur ceux-ci.
Lorsque que nous faisons de la maçonnerie, on peut nous surnommer des maçons d’altitude.
Ces quelques photos vous montrent notre travail de maçonnerie sur les remparts de la ville haute de Longwy.
Première photo : Le repiquage (enlever les joints défectueux et nettoyage de ceux-ci) a été effectué sur une partie de la zone (droite et gauche), la partie centrale doit encore être nettoyée.
Deuxième photo : Sur une bonne partie de la zone le travail est terminé. Il reste la partie de droite à maçonner.
Troisième et quatrième photo : Nous voici à l’œuvre, Pierre-Yves et moi-même, dans le mur. Nous projettons le mortier dans les joints à l’aide du sablon et Vincent, les pieds au sol, nous concocte la mixture avec la bétonnière et nous l’a fait passer à l’aide du mouflage. Julien
23 septembre 2026
Que d'agréables surprises le week-end dernier !
Jeannot m'accompagnait à l'atelier du jus de pommes en début d'après-midi.
Manque de pot, le pressoir venait de tomber en panne. Pendant que Jeannot apportait son aide et son savoir, j'ai pris le temps de trier les pommes et j'ai retiré presque 10 kg de matière !
En conséquence, un résultat inférieur à ce que l'on attendait mais un vrai nectar mis en bouteille !
Le jardin de Françoise et Alain est un Eden pour les amoureux de la nature.
Françoise entretient le jardin d'agrément pendant qu'Alain bichonne les tomates dans la serre et prend soin du verger.
Au retour, Jeanne, Bernadette et son mari Philippe patientaient dans le jardin en picorant des mirabelles et des prunes de Prince. Danièle les avait avertit de mon retard.
Il y a 7 ans, Jeanne avait logé à l'An 12 avec ses amis d'un club Esperanto. Nous avions passé une soirée remplie de chansons, de blagues françaises et de fou-rires. Les Jurassiens étaient présents et ils s'en souviennent encore !
Jeanne fête ses nonante ans cette année, elle garde la même fougue et la même joie de vivre qui m'avait déjà subjuguée il y a 7 ans. Bernadette est tout aussi dynamique. Afin de créer un lien qui n'existait pas entre voisins, Bernadette a mis sur pied un Atelier d'écriture. Dorénavant, le quartier est vivant et les riverains prennent plaisir à se rencontrer ne serait-ce que pour se saluer.
L'envie me dirait bien de copier l'initiative de Bernadette afin de créer ce lien à Charency.
Je ferais mieux de glisser l'idée dans l'oreille de Stéphanie, elle se trouve aux premières loges avec la maison d'éditions "Plumes de coeur" qu'elle vient de créer.
Il y avait un moment que le trio que nous formons avec Danièle et Georgette n'avait plus foulé les chemins de randonnée. Nous avons repris l'activité ce dimanche avec une petite appréhension.
Le Club Vosgien de Longuyon organisait une marche de 8,4 km dans la ville, Journée du Patrimoine oblige. Nous nous sommes rendues jusque Noërs en traversant la ville dont le lotissement des Epinettes jusqu'à l'ancienne usine Kaiser et sommes redescendues en ville par un beau sentier qui serpente dans la forêt, le sentier du moulin Allard. La rue de l'abattoir rappelle entre autre le passé glorieux de Longuyon. Aucune des trois n'a flanché, pas de doute nous gardons une forme olympique. Hum, hum ....
25 septembre 2026
Il se pourrait que je sois privée de VTT durant plusieurs jours.
Je suis allée sur les traces de la Guévilloise, une randonnée balisée d'environ 20 km en partant de Charency-Vein. Superbe, d'autant plus en cette saison.
Par contre, j'ai surestimé mes forces. Aucun souci, tout va bien. Mais d'avoir trop freiné, un muscle au niveau de l'épaule n'a pas apprécié et il me le fait payer.
En fait, ces itinéraires sont parfaits pour un jeune vététiste avide de sensations. Les chemins sont parfois abrupts et remplis de pierres de toute dimension ! Il va falloir que j'emprunte des chemins plus lisses ou la route si je veux poursuivre mes charmantes errances.
Ressentir une telle allégresse en plein cœur d'une forêt ! Couleurs, parfums et surtout silence : tout n'est que magnificence, si ce n'est ces chemins un peu trop scabreux ...
27 septembre 2026
Qui dit privée de VTT dit pas d'histoire à raconter ...
En réalité, je pourrais reprendre mes aventures à vélo en étant plus sage mais pédaler sur route n'est pas ce que j'apprécie le plus.
Il y a une marche Adeps à Battincourt, 5, 10, 15 ou 20 km. Georgette m'accompagne, on fera les 5 km. Je poursuivrai ensuite vers les stations-services luxembourgeoises qui sont toutes proches.
Je ramasse encore chaque jour un saladier de mirabelles que je porte à Jeanne-Marie. Je reçois en échange de la salade verte bien pommée. Dans mon potager, elle se flétrit un peu plus chaque jour.
Le fruitier Prune de Prince est lui aussi encore bien généreux.
L'été indien est bien agréable, il n'y a que le potager qui peut s'en plaindre.
Jour de brocante aujourd'hui à Vezin. Danièle tient un stand avec sa nièce Barbara.
Mes belles-soeurs n'étant pas présentes, je ne ressentais pas du tout l'intérêt de m'inscrire.
Les photos sont un peu en décalage. J'étais à Verdun dans le courant de la semaine et les deux autres photos sont prises au retour de ma superbe balade à vélo dans le bois de Guéville.
28 septembre 2026
La venue du Saint Père transforme "miraculeusement" la situation que nous subissons.
Je remercie Isabelle de nous avoir emmenées à Lourdes durant notre séjour à Dax chez Bernard et Nicole. Si seulement le message du pape pouvait secouer l'esprit belliqueux des faiseurs de conflits.
Nous avons marché à Battincourt dans une ambiance amicale comme toutes les sorties que nous faisons en Gaume. Les stationnements manquaient dans les rues du village.
Nous sommes plusieurs centaines de participants et nous pouvons pourtant marcher en solitaire et dans le silence. La campagne est belle et ressourçante.