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AVRIL 2026

2 avril 2026

Premier matin sans givre sur les toits ! Je commençais à désespérer.

Je reprends avec plaisir les petits travaux de jardinage. Le jardin prend de la couleur avec le mahonia bien fleuri, les deux fruitiers tout blancs et les tulipes qui commencent à percer un peu partout. Les températures restent cependant trop fraîches pour fêter Hanami sur la pelouse. 

Comme tous les Japonais, Thierry est allé pique-niquer avec la famille sous une voûte composée de 2000 cerisiers dans un parc situé à l'ouest de Tokyo. 
La dernière photo mystérieuse prise dernièrement se situe à l'ermitage saint Walfroy de Margut.

Pour fêter dignement mes septante et un an , les copines m'ont invitée au restaurant des Romarins à Margut.

Nous nous sommes régalées et nous avons facilité la digestion en allant musarder dans les rues du village.
Une visite pour le moins originale : un patrimoine de grande valeur et des habitations en triste état. 

Margut a connu un riche passé industriel avec plusieurs usines et une laiterie industrielle. Tout ce creuset d'emplois a disparu. Les habitants sont au chômage ou vont travailler au Luxembourg. Deux mondes qui se situent aux deux extrêmes de l'échelle sociale. Deux mondes qui ne se côtoient pas. Il reste encore une boulangerie pâtisserie, le restaurant situé sur la route nationale et la présence d'un hirudothérapeute. 

L'école communale va perdre une classe comme dans de nombreuses communes.

Sur le chemin du retour, nous avons fait une pause à Villy-la-Ferté qui pourrait remplir cette page de même que la pause impérieuse à l'ermitage de saint Walfroy. 

P.S : Je me suis trompée, c'était encore gelé ce matin !

3 avril 2026

Pas de changement de texte sauf que ce matin, c'est bien vrai, les toits ne sont pas givrés.

4 avril 2026

Dodie, Marie-Odile pour ceux qui ne la connaissent pas, demeure près de Raon l'Etape. Aucun doute, elle est bien Vosgienne, naturelle et bonne marcheuse, elle se nourrit surtout de patrimoine et de botanique. Armand, son fils, vit et travaille à Valenciennes. Son dada est la géographie.
Ils s'offrent ainsi plusieurs petites virées dans l'année. Ils ont cette fois porté leur choix sur la Lorraine gaumaise.

Ils se sont posés à saint Mihiel pourvue d'une belle architecture. Ils ont grimpé sur la butte de Montsec et traversé le beau village d'Hattonchâtel. Ils ont dormi dans les environs dans une maison dont ils ne garderont pas forcément un bon souvenir. Puis ils ont passé la journée suivante sur les champs de bataille de Verdun.

Arrivés en fin d'après-midi à l'An 12, leur première impression s'est révélée positive, pourvu que ça dure ...
Ils avaient réservé une table au restaurant du Lagon à Montmédy.
Le jour suivant, le programme comprenait la visite de la citadelle de Montmédy, la visite d'Avioth et la très bonne table de La Grange puis la visite de l'abbaye d'Orval. Ils ont poursuivi jusque Florenville, histoire de déguster quelques chocolats chez Edouard.
Ce matin, ils partaient visiter Marville et son cimetière saint Hilaire, ils se posaient de nouveau à Verdun mais cette fois en ville et regagnaient les Vosges. Armand retrouvera son petit nid du Nord dans quelques jours.

Pas de photo à l'appui, Dodie n'aime pas les photos, elle dit ne pas être assez jolie. Pour ma part, j'ai trouvé que Dodie avait beaucoup de charme et qu'elle était surtout dynamique et sympathique, ce sont là deux qualités bien plus plaisantes ! 
Se sont-ils plu à l'An 12 ? Je l'espère.

Nous nous sommes embrassées au moment du départ comme des copines de longue date !

 

6 avril 2026

Thierry pourrait reprendre dans un futur non immédiat l'activité des chambres d'hôtes.
Vincent pourrait l'accompagner en proposant la table d'hôtes.
Qu'en sera-t' il de notre pays dans 10 ans ?

Les taxes augmentent de façon proportionnelle à la rémunération des plus gros salaires perçus par nos élites.

Quand nous avons démarré notre "collaboration Vivi-Miro" il y a 50 ans, on pouvait faire confiance à notre banquier et à notre assureur. Il suffisait de travailler pour pouvoir gagner sa vie. Et le travail ne manquait pas chez les Jakircevic ! 
Thierry décortique actuellement les budgets et entre les chiffres sur Excel.

Pas de doute, nous sommes juste des vaches à lait pour l'état !

Pas étonnant que la situation est loin d'être florissante !

Mais c'est loin d'être ce qui m'ennuie le plus.
L'activité de l'An 12 est avant tout une passion.

Je suis surtout irritée quand je constate les sommes démesurées que reçoivent la caste politique et journalistique.  Ils ne peuvent pas s'offusquer du prix du carburant, ils ne se déplacent qu'avec chauffeur ou taxi.

De plus, leur intellect est guère plus élevé que le mien ... Ras la tasse !!
Ne vous inquiétez pas, il m'arrive de fonctionner en autocuiseur et, dans ce cas, j'utilise la soupape de sécurité. 

Je vais sortir le vélo et la vie sera à nouveau polychrome !

7 avril 2026

Je n'avais plus vu une si belle animation au village depuis longtemps.
Près de 390 athlètes se trouvaient sur la ligne de départ ce dimanche matin pour parcourir 10 ou 20 km.
Les 450 marcheurs, dont 40 enfants, ont suivi dans la foulée.

Le trail des Forges de Buré d'Orval dispose d'un parcours plutôt exceptionnel.
Nous avons découvert avec bonheur un nouvel itinéraire, certains chemins étant trop remplis d'eau.
Du coup nous avons grimpé dès le départ une côte dont le dénivelé était de 200m.
Au retour, J'ai pris le vélo pour découvrir le parcours du 20 km.

J'aurais dû me méfier puisque celui-ci promettait un dénivelé de 400m.

A un moment, j'ai cru que j'allais rester là jusqu'au passage des ramasseurs du balisage !

J'ai poussé le vélo sur une pente pratiquement verticale parsemée de pierres qui me freinaient à chaque instant.
Quel soulagement en arrivant à la lisière du bois !

Je ferai la deuxième partie du parcours un autre jour, je suis revenue gentiment par la nécropole de Villette.
Le mois prochain un autre évènement, d'ordre culturel cette fois, aura lieu à Vezin.
J'y reviendrai les jours prochains.

8 avril 2026

Les photos présentent une partie du parcours de 20 km dans la forêt de Buré d'Orval. 
Je ne m'y suis pas risquée à vélo, je me suis garée près de l'aérodrome de Villette.

C'est peut-être le plus beau moment de l'année pour se balader en forêt. 
La végétation n'est pas encore très dense et laisse passer les rayons de soleil. Une odeur d'ail des ours nous accompagne durant la balade et le tapis d'anémones est ravissant.
Autre avantage : les moustiques sont absents sur les nombreuses poches d'eau, ce ne sera pas le cas en plein été. 
J'ai enfin trouvé la jonction entre le chemin de Villancy et celui des forges de Buré d'Orval.
Celle-là n'est pas non plus piquée des vers, les trailers ont dû s'amuser ! 
Accompagnée de Danièle avec ses hanches robotisées, il était plus prudent de faire demi-tour ...
Je comprends que le trail des Forges de Buré d'Orval rencontre un si beau succès.
Bravo aux bénévoles forestiers pour avoir dégagé toutes les branches, voire les arbres, qui obstruaient le passage.

9 avril 2026

Je pourrais me défouler dans le potager, je trouve les nuits encore trop froides pour jardiner.
Aussi, je profite du vélo l'après-midi tout en essayant de retrouver le tracé complet du fameux trail.
J'ai emprunté la route pour me rendre à l'ossuaire de Villette.
Mauvaise idée, des canettes aluminium jonchent le bas-côté à chaque coup de pédale.
Nous avons fait plusieurs randonnées avec Thierry dans la campagne japonaise, je n'ai jamais rien trouvé sur le bord des routes. Il y a pourtant des distributeurs de boissons partout.  
Deuxième souci, les voitures me doublent à vive allure. 
Ce sera difficile pour Théo, mon petit-fils, de faire du vélo ici. Il peut traverser tout Singapour en restant toujours sur des pistes réservées aux piétons et cyclistes. Même constat, aucun détritus sur les bas-côté.

Ouf, me voilà au milieu des champs ! La magie opère aussitôt.

Pas une seule âme, même pas un tracteur. Des champs et des près à perte de vue.  
Et des tas de chemins qui partent de tout côté, je n'ai pas pris le bon ...

Qu'importe, la balade reste envoûtante et le terrain est plat.
Je n'ai plus qu'à me laisser glisser jusqu'à Charency et de prendre encore un chemin "interdit" pour me retrouver à Vezin. 
Allez, je vais quand même gratter un peu dans le jardin.

11 avril 2026

J'ai troqué le vélo contre la bêche, par nécessité.

La terre se retourne facilement. Autour de moi, tout le monde s'active et troisième raison qui m'oblige à rester dans le potager, le jardin doit être prêt si je compte déguster des légumes de qualité cet été.
Je laisse la bêche sur le terrain dans le cas où un volontaire se ferait une joie de pratiquer cette activité sportive et bienfaisante ...

Chaque année, j'entends la voix de mon père : "C'est pas possible de bêcher aussi mal pour une fille de paysan"
Papa, je crois que je fais des progrès, le jardin ne ressemble plus aux vagues en période d'équinoxe. Peut-être encore un peu à une soue d'un tout petit marcassin ...
Je ne me retourne surtout pas au risque d'être désespérée. J'ai l'impression de faire du sur place. Je suis passée du thym au persil le premier jour.

Le deuxième jour, j'ai oeuvré entre deux plantes parfumées en allant de la menthe à la lavande.
J'ai l'impression que je n'atteindrai jamais la camomille avant sa floraison. Avant d'y arriver, je dois encore passer près de la sauge, de l'origan et de l'estragon.

12 avril 2026

Il fut un temps où la municipalité affirmait que nos villages n'avaient pas besoin de culture.

Je ne parle pas de celle de la terre mais de celle de la musique, des spectacles ou celle de la lecture, bien précieuse elle aussi. Il fut un temps où Bernard, dont je vous parle souvent, a eu l'audace de créer une bibliothèque installée dans un bâtiment communal. Celle-ci a connu un vif succès et a fonctionné une dizaine d'années.

Stéphanie, déjà atteinte du virus littéraire, avait repris quelques temps la situation en main puis le trésor de livres s'est mis à péricliter jusqu'à disparaître.

Cette bibliothèque fut peut-être la piste d'envol de Stéphanie. Elle a confié ses sentiments sur des pages blanches et cela lui a réussi. Son écriture plait à un public qui a parfois besoin de se reconstruire.
Vous ne connaissez pas Stephanie si vous pensez qu'elle allait s'arrêter là !

En 2022, elle crée sa propre maison d'éditions : Plumes de coeur.

En 2025, Stephanie organise un rallye littéraire dans les rues de Charency. Une belle initiative.

En 2026, elle aménage un local particulièrement chaleureux au sein de sa maison avec, en plus, la participation d'artisans du village.

Ainsi, le dimanche 3 mai, Charency-Vezin vivra sa première fête du livre et du papier.
De nombreux stands en rapport avec le livre seront installés dans toute la rue Bon-Pont.
Des auteurs seront présents, une petite restauration se tiendra tout au long de la journée. 
Une manifestation d'envergure pour notre village qui manque un peu de communication. 

14 avril 2026

L'association "Noërs autour du clocher" proposait dimanche dernier une marche au profit de l'Aremig, maladies infantiles graves. L'Adeps proposait une marche à Rulles.

Nous préférons marcher en Gaume mais vu le prix du carburant, notre choix s'est porté sur la plus proche.

Noërs est une petite entité rattachée à la ville de Longuyon, elle peut ainsi profiter de toutes les infrastructures

longuyonnaises.​
Deux parcours étaient proposés. Nous avons choisi la facilité en partant sur le 6 km.
Je me suis garée près de la piscine Tournesol, un concept inventé dans les années 70. 
Beaucoup de ces piscines ont disparu faute d'être devenues trop énergivores. Celle de Longuyon est chauffée avec des copeaux de bois. Il me semble que Damien a été un moment leur fournisseur.

Le collège est à proximité. On traverse le quartier des Allondières qui est en train de faire peau neuve.

On entre aussitôt dans le bois pour arriver sur un autre versant en traversant la Crusnes et la voie ferrée. De nouveau une longue montée pour arriver à Froidcul.

Nous avons habité deux ans en cet endroit.  Miro me conduisait chaque matin à Longwy pour prendre un bus qui me conduisait à la faïencerie Villeroy-et-Boch puis il revenait prendre son poste chez Kaiser, le constructeur de remorques et de bennes et un des fleurons de la ville. L'usine n'existe plus aujourd'hui.

Froidcul domine toute la ville et offre un joli panorama.

Nous redescendons en ville par des chemins puis on emprunte la passerelle qui enjambe la voie ferrée pour se retrouver au coeur de la ville. Pas de doute, Longuyon peut prétendre à une visite approfondie. La ville dispose d'un office de tourisme installé dans un wagon. Nous n'y avons pas signé l'armistice mais celui-ci marque les heures de gloire du chemin de fer longuyonnais.

Trop tard pour casser la croûte, nous allons nous régaler à la pâtisserie Bitaine à Virton. 

Au retour, j'ai repris la bêche pour quelques aller-retour. Je vais peut-être arriver au bout avant la floraison de la camomille !

16 avril 2026

​André ne sait probablement pas où il va mais il y va d'un bon pas et pourrait vite arriver à Flabeuville si Jeanne-Marie n'avait pas ce qu'il faut pour le localiser. J'ai essayé d'emprunter son parcours avec le vélo, c'est loin d'être une sinécure. Il faut déjà passer près d'une kyrielle de ruches puis enjamber un filet d'eau qui va se jeter dans la Chiers. A partir de là, le chemin devient pratiquement impraticable, du moins à vélo. Je n'ai pas insisté et suis allée prendre l'autre chemin cette fois à droite de la voie ferrée. Même constat.

Par contre, J'ai aperçu la soeur d'André. Elle passe des journées entières accroupie dans le jardin. Rien d'exceptionnel si elle ne comptait pas 87 printemps ! Elle divise les plants, repique et arrose. 
En Gaume, elle est connue comme le loup blanc. Thérèse s'installe de bon matin sur les marchés aux fleurs avec ce qu'elle a déplanté la veille et revient la plupart du temps à vide.
Jeanne-Marie est de la même trempe. C'est encourageant de rencontrer de telles personnes.

C'est démoralisant d'en croiser d'autres accrochées au téléphone sans même lever la tête ne serait-ce que pour dire bonjour ! 

O tempora, O mores.

17 avril 2026

C'est la deuxième fois que je me trompe de chemin pour pouvoir rejoindre Flabeuville.

Cette fois, Yves m'a donné la bonne direction, je garde cette aventure pour plus tard.

J'ai laissé le jardin de côté pour me réfugier au grenier.
En fait, j'y dépose tout ce qui me semble inutile sans vraiment ranger jusqu'au moment où je ne peux plus rien retrouver. Je n'ai pas vu le soleil de la journée mais je prendrais presque plaisir à vivre au grenier : plus aucune toile d'araignée, enfin presque plus ...

Quand mes petits-enfants arrivent en été, c'est souvent le premier endroit qu'ils aiment visiter après le jardin.
C'est pour eux la caverne d'Ali Baba !
Je serais bien tentée ce matin d'enfiler la combinaison Bridgestone et la casquette Gedimat pour faire la même chose dans le garage au fond du jardin mais aujourd'hui je dois rester présentable pour ne pas effrayer mes hôtes.

18 avril 2026

J'ai enfin trouvé le chemin qui, selon Yves, mène à Flabeuville ou que l'on peut prendre en voiture selon Jeanne-Marie. Sauf qu'après 1.5 km, le vélo ne passe plus, il faut continuer à pied en longeant la voie ferrée.
N'empêche, la nature est splendide actuellement. Vezin est entourée de forêts et c'est à cette époque de l'année qu'elles me fascinent le plus.

Philippe rejoint ce matin les passionnés de gravel à Fratin pour pédaler sur une centaine de kilomètres.
Deux autres parcours sont proposés, 60 km et 75 km.
Les cyclistes pédalent principalement sur des chemins en forêt.
Ils vont bénéficier d'une belle journée sur les chemins de Gaume, d'Ardenne belge et d'Ardennes françaises. 

Dominique participe pour la seconde fois à cette "course". Il apprécie l'ambiance qui se dégage dans cette manifestation. Rien d'étonnant, nos amis gaumais ont le sens de l'organistion dans la bonne humeur.
Je devrais pouvoir aussi en profiter demain avec une marche Adeps qui se déroule à Saint Léger.

20 avril 2026

J'ai choisi le déplacement à vélo en partant de Charency plutôt que d'enrichir l'Etat en prenant la voiture.

J'ai enfin réalisé le parcours du trail des forges de Buré d'Orval de 20 km.

J'ai évité certains tronçons trop dangereux à vélo en prenant la route. J'ai profité de chemins bien agréables en pleine campagne. D'autres ont eu la même idée : Des véhicules tout terrain bien crottés m'ont dépassée doucement en me félicitant. Ils n'ont peut-être pas vu la batterie ou m'ont jugée bien âgée ... 

Sur ce tronçon, j'ai aussi rencontré des quads qui ont ralenti en me croisant. L'ambiance est plus agréable que sur la route. Beaucoup de voitures à l'arrêt à l'aérodrome de villette, ils allaient se mettre à table autour d'un barbecue en gardant les canadiennes !
J'arrive à Villancy. Tout comme Noërs, ce village est rattaché à Longuyon. 
Les moines d'Orval possédaient des granges ou fermes dans les environs de l'abbaye.
L'une d'entre elles, datant du XIIe siècle était située à Villancy. Elle se trouvait proche des forges de Buré et du Dorlon gérées elles aussi à cette époque par les moines.
Je pédale sur la toute petite route parfumée à l'ail des ours et je reprends un chemin qui m'amène au domaine des forges. Je n'ai pas le courage de faire le second tronçon en forêt, je reste sur le bitume pour aller me réchauffer au plus vite. 

22 avril 2026

Pas de doute, le corps humain s'est ramolli au fil des générations.

Je revois encore tous les vezinois dans les potagers à l'approche du printemps.
J'ai eu la chance de naître longtemps après trois garçons, ce qui me donnait le droit d'aller jouer pendant que Marc, Claude et Etienne devaient seconder le père au champ ou la mère au jardin.
Aujourd'hui, il n'y a pratiquement plus de potager et il n'y a surtout plus personne dans les jardins à 20h !
Je ne m'en plaindrai pas, ce sont les plus beaux moments de la journée.

Il me manque pourtant la force physique de Thérèse qui est en avance d'une quinzaine d'années et même de Jeanne-Marie qui est aussi mon aînée. Thérèse gère le jardin d'agrément tandis que Jeanne-Marie remplit le potager. Fort heureusement je ne cherche pas à les imiter, enfin j'en suis surtout incapable.
Ca ne me gêne pas non plus de prendre la poudre d'escampette en laissant tomber la bêche. 
Thérèse va se lever à 5h du matin ce dimanche pour aller s'installer sur la grande brocante de Musson en Gaume avec des pieds de rhubarbe, des plants de fraisiers et surtout toutes sortes de fleurs qui poussent dans son jardin.

Les deux jardins mitoyens qui m'entourent sont aussi entretenus par deux dames octogénaires. Décidément cette tranche d'âge est bien téméraire !

23 avril 2026

J'ai repris la bêche pour le second tronçon du potager mais cette fois, la terre ne se laisse pas faire.

Elle est devenue plus dure, elle aurait besoin d'un peu d'eau pour pouvoir être travaillée plus facilement.

Il était donc préférable que je prenne le vélo. J'ai comptabilisé 20 km. Le maximum que je suis capable d'effectuer.

​Je grimpe vers Urbule en passant près du compost communal. C'est une chance de disposer de cet endroit pour y déposer les déchets verts. Malheureusement, certains ne comprennent pas encore que le plastique n'est pas un déchet vert. 
L'aventure joyeuse débute au milieu des colzas. J'arrive sur les hauteurs d'Allondrelle. Je décide de remonter sur Lamalmaison puis je poursuis vers Villancy.
Arrivée près de l'aérodrome, j'essaye de retrouver le chemin qui me ramène au village en passant sur le plateau de Relumont. Je suis les rouages d'un tracteur au milieu d'un champ puis je retrouve le chemin dans le bois que nous avions pris dans l'autre sens lors du trail des forges de Buré.
La route dans le bois est un vrai billard contrairement à la portion plus basse qui mène aux habitations.
Les poules de Yves ne sont pas craintives, elles viennent vers moi en pensant que j'apporte leur pitance.
Je les remercie de nous donner de "vrais" oeufs. Danièle, Georgette et moi-même en profitons pleinement.

24 avril 2026

L'Île de France ne se résume pas à Paris ou sa banlieue dont les médias et les croyances populaires ne retiennent trop souvent qu'une forte densité de population répartie dans des cités ou des barres d'immeubles grises et moroses.

Sitôt la "petite couronne" passée, on entre dans un milieu rural, agricole et forestier. Viviane a pu découvrir en février, à la faveur des jours qui recommençaient à croître, un petit coin de verdure dans le parc naturel de la Haute Vallée de Chevreuse. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, Chevreuse n'est pas une rivière - c'est l'Yvette qui coule dans cette délicieuse vallée - mais un village. Il tient son nom du latin Cavrosa qui signifie chèvre. Longtemps des élevages de chèvres peuplaient la vallée alimentant une forte activité de tannerie au village comme en témoignent les lavoirs et le séchoir à peaux qui longent la balade des Petits Ponts sur un bras de l'Yvette. L'origine étymologique de Chevreuse ne se résume pas aux seules chèvres mais à l'ensemble des bêtes à cornes qui vivent discrètement dans ces contrées boisées et vallonnées : chevreuils, cerfs, biches...

Le village et son église St Martin sont dominés par le château de la Madeleine, fortification qui permettait de surveiller l'arrivée sur Paris depuis Chartres.

Qui peut imaginer que ces quelques photos ont été prises à moins de 40 kilomètres de la capitale ? Même Viviane a été surprise du silence qui règne en ces lieux, parfois troublé par le cri du faisan, un vol de canards ou de bernaches, ou plus tard en soirée la chouette. Emmanuel 

25 avril 2026

Merci Emmanuel pour la jolie visite en Ile de France.
Nos régions sont dotées d'un riche patrimoine souvent méconnu. La Lorraine n'en est pas exclue même si les Lorrains l'ignorent parfois.

L'Assemblée Générale de l'Office du Tourisme du Longuyonnais avait lieu hier après-midi. Sur les 27 communes invitées, 3 étaient représentées. Les 24 autres n'ont même pas pris la peine de s'excuser. Le patrimoine est le moindre de leurs soucis. Dommage.

En attendant, je saute allègrement la frontière en restant sur le vélo. Nos amis d'outre-Quiévrain semblent plus sensibles à leur environnement. Ils doivent pourtant envier nos richesses patrimoniales, depuis les hauteurs de Torgny, un point de vue plonge sur la France et la citadelle de Montmédy se dresse fièrement au lointain.

Il suffirait de peu pour qu'un chemin relie Vezin à Torgny en longeant la Chiers. Je reste sur la route jusque Velosnes. Passée la frontière, je pédale avec plaisir et sécurité sur un chemin nouvellement créé puis je grimpe vers l'ermitage pour revenir par la plaine d'Epiez et arriver à la croix Raulet. Je pourrais traverser la pelouse calcaire pour regagner le domicile. Mes jambes refusent, je rentre tranquillement à la maison.

27 avril 2026

N’ayant plus de place dans le  jardin d’ornement, j’avais posé une cagette remplie de bulbes de dahlias en libre-service sur le trottoir. Trois jours plus tard , tout était parti. Une bonne action qui  m’a réjouie et c’était probablement réciproque pour les acquéreurs.

Je me rends souvent compte que j’écris parfois n’importe quoi ou du moins, que j’exprime mes sentiments de façon très brouillonne voire incompréhensible. En voulant apporter des explications à Bernard, je l’ai juste embrouillé un peu plus.

Sa réponse est merveilleuse et je la relis volontiers.  Elle a la faconde de Raymond Devos. La comparaison me ramène à Saint Rémy lès Chevreuse devant le domicile de l’artiste.

Je ne m’étend pas sur le sujet.
Un autre évènement m’a apporté beaucoup de plaisir ce week-end : le va-et-vient de deux tracteurs. J’écris n’importe quoi, oui et non, dixit Guihome, un humoriste belge.

Frédéric retape une vieille maison et les travaux sont titanesques, ses deux grands garçons le secondent et les copains viennent parfois à sa rescousse.

Tout travail mérite sa bière et l'ambiance est conviviale.
Que c’est agréable de voir cette entraide. En les observant, j’ai l’impression de me retrouver 30 ans en arrière. Nous avons souvent réalisé de gros travaux de maçonnerie avec la famille, les copains et nos deux garçons.

Au même moment, d’autres passent leur journée autour du barbecue à boire plus qu’il ne faut jusque tard dans la nuit histoire de perturber le sommeil mérité de ceux qui ne pensent qu’à récupérer pour le lendemain ...

29 avril 2026

Bram et son fils Mees me ramènent 25 ans en arrière en compagnie des pêcheurs Sedanais.
Ils arrivent de Harlem, Pays-Bas, pour taquiner la truite dans les rivières Chiers et Crusnes. Ils sont avant tout adeptes de la pêche à la mouche. Mees fabrique lui-même ses leurres, Bram a bien étudié le profil des deux rivières. La voiture garée, ils sont aussitôt partis en repérage.

Et moi j'ai pris aussitôt la poudre d'escampette !

22 km, j'entends d'ici les moqueries des voltigeurs. Ils font 4 fois plus de km juste pour s'amuser et sans assistance bien entendu. Cela dit, je m'amuse aussi. 

Je quitte la route dès que je le peux. Je pars vers le Fond des Vaux, j'arrive à l'olinne et je grimpe vers la ferme de la Hignée. Les habitués peuvent suivre mon parcours. Les autres profitent des noms plutôt originaux. Exceptionnellement le chemin est sec. Me voilà sur la route des sept forts. Celui-là est quand même plus plaisant tapissé de petites fleurs jaunes qu'occupé par des soldats.

Pas de radar dans la descente de Othe, je peux foncer tout en pensant que je ne voudrais pas voir mes petits-enfants faire la même chose ...

A droite ou à gauche ? je choisis la plus longue distance mais aussi la plus agréable. Je traverse Bazeilles-sur-Othain et je poursuis sur le chemin de Villécloye.

Je ne me lasse pas d'admirer nos forêts.
Mais où donc est Guillaume ? Il a quitté Charency un peu déçu par l'ambiance quelque peu statique. Il s'est installé à Villécloye où il a été accueilli les bras ouverts. 

Je rejoins les rives de l'Othain. Cette fois, je suis obligée de reprendre la route pour revenir à Velosnes puis Vezin. Le charme est rompu. La nature reste cependant belle à regarder.
La citadelle se dessine tout au fond puis le château de Fresnois.
Encore un petit écart en revenant par Torgny, la route est plus ensoleillée.

Il me reste encore du temps pour bricoler dans les parterres de fleurs. 

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Tél : 03 82 26 66 26

1 Grand Rue, Charency-Vezin, 54260

Merci pour votre envoi !

© 2021 par Jakircevic Vincent

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