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Fin de la route mais le paysage vaut la peine

ARCHIVES 2024

14 Février 2024

Ma belle-soeur Danielle remercie Bernard pour son texte ainsi que les belles photos qui l'illustrent.

Difficile de reprendre la situation en main après de si belles envolées ...
Je vais être plus terre à terre. 
J'ai repris les petits travaux qui nécessitent la force d'André. Cela donne par la même occasion du temps libre à Jeanne-Marie.
Nous venons de déplacer des agglos et hourdis qui traînaient depuis des années devant la future maison de Jeannot.
Nous sommes toujours en train de peaufiner le projet de Thierry et pour cela, nous devons créer une dalle au-dessus de la grange.
Trouver un artisan ou un maçon est déjà difficile mais en trouver un à la fois disponible et sérieux, c'est presque une gageure ! Et c'est ainsi dans pratiquement tous les corps de métier. Je ne peux pas m'empêcher de comparer la situation avec celle du Japon.

Les Japonais sont présents dans tous les métiers, les plus nobles comme les plus difficiles ou les plus ingrats. Ils ne font pas appel à de la main d'oeuvre étrangère pour exécuter "les sales boulots".
Abordons plutôt des sujets plus plaisants.
Nous sommes allées à l'abbaye d'Orval pour nous fournir en fromage. Le parking était rempli de même que l'auberge de l'Ange Gardien.
Nous avons poursuivi jusque Florenville pour finalement nous retrouver dans une pizzeria. Les quelques restaurants affichaient eux aussi complets.
Nous avions le temps de nous balader et de profiter des accalmies pour nous balader dans le charmant village de Chassepierre. Là aussi, tout comme à Virton, les fées ont leur domaine dans des cavités rocheuses près de l'égise St Martin. 
Chaque maison mérite que l'on s'y attarde. Des vues anciennes sont posées sur certaines façades.

Chassepierre est aussi réputé pour son Festival International des Arts de la Rue qui a lieu fin août. Un marché fermier s'y déroule chaque dimanche matin et plusieurs commerces fort conviviaux invitent à flaner encore plus longuement sur place !

 

12 Février 2024

Je suis assez fière des poètes qui transitent à l'An 12. Les lecteurs de cette page apprécient aussi ces rendez-vous occasionnels.

C'est le cas ce matin avec Bernard, Lorrain de naissance et Aquitain d'adoption.

L'an XII ne va pas stagner longtemps dans son inactivité.

Chaque journée nous donne deux ou trois minutes supplémentaires. En Aquitaine, le printemps est déjà là, un peu timide mais là.
Pour concrétiser cette évolution, depuis une quinzaine, la météo fait état de températures très douces. Elles sont bien effectives et parfois accompagnées de petites pluies.
Si bien que la nature évolue de jour en jour.
C'est tellement beau de retrouver les couleurs du printemps, d'entendre tous les oiseaux et surtout les merles le matin et le soir, de regarder les mésanges qui cherchent à garnir leurs nids.

Bientôt la Lorraine va être le théâtre de tout ce remue-ménage... 
En se promenant, on remarque de nombreuses taches jaunes qui tranchent avec le gris-brun des haies ou forêts. Ce sont les acacias. Ces grans arbres bien en fleur dégagent un parfum qu'on aime retrouver lorsque l'hiver est fini.
Par ici, les camélias ornent beaucoup de jardins ou propriétés. Blanc et à la fleur fragile, roses ou rouges, ils créent des buissons qui attirent le regard. Les fleurs de certains de ces arbustes sont si bien dessinées qu'on pense au pétales d'une rose. Certains supportent des températures moyennement basses, ce qui donne de l'espoir, avec l'évolution du climat, pour les imaginer bientôt dans les jardins ou parcs en Lorraine... 
Les pommiers du japon se font plus discret. Avant d'éclore, leurs fleurs se laissent deviner assez longtemps. Chaque matin de janvier, on espère voir la fleur enfin épanouie... puis un jour, une branche plus à l'abri que les autres fait le travail et la première tache rouge du buisson est enfin là...
On voit aussi un arbuste qu'on appelle le nandina. Ce végétal est modeste, du moins cette variété, discret tout au long de l'année. Il n'est surprenant qu'en fin d'hiver, les baies rouge vif n'attirent pas les oiseaux. Probablement qu'elles ne constituent pas une nourriture de choix. Ainsi, elles restent presqu'un mois sur leurs branches à se faire admirer dans la verdure qui les entoure. Comme le camélia, on pourrait l'admirer à Charency.
Nous en avons repiqué quelques boutures.... pourquoi pas les amener en Lorraine et les offrir. Elles devraient s'y plaire sans trop de difficulté. 

Bernard

10 février 2024

L'Office de Tourisme du pays Longuyonnais a tenu son Assemblée Générale ce samedi au Forum, ancien cinéma devenue salle de spectacle.
De nouvelles recrues sont venues renforcer l'équipe qui se trouvait bien réduite.
Le bureau s'est un peu rajeuni et le nouveau président s'investit depuis déjà plusieurs années dans le service culturel de la ville. 27 communes sont liées à l'office de tourisme par le biais de la Communauté de Communes mais peu d'entre elles se préoccupent du patrimoine et des activités présentes sur le territoire.
J'ai fait le tour des nouvelles du Pays !
Côté familial, ça bouge toujours !
Vincent a presque fait un aller-retour Singapour Berlin pour suivre un grand salon européen.
Et comme il vit au jour le jour, il n'a même pas pensé à faire un saut en Lorraine alors qu'il disposait de quelques jours de repos avec le Nouvel An chinois qui se fête en grandes pompes à Singapour !
En attendant, il a apprécié de porter une veste et de dormir sans la clim !
Solan s'est baladé avec son père le long de la mer avec toujours le même ciel bleu qui m'a accompagnée durant tout mon séjour. Ils sont aussi allés s'entraîner sur un terrain de pétanque, Solan compte gagner le tournoi vezinois cet été !
La dernière photo n'est pas prise en cette saison. Je n'ai encore jamais eu le loisir de voir le parc devant chez Thierry aussi vert, il reste cependant tout aussi agréable. 

 

6 Février 2024

Miro vient de passer une petite semaine au bercail.

Lorsque je le reconduis à l'aéroport,  je profite de faire du tourisme en revenant par les petites routes de campagne. 

La vallée du Rupt de Mad reste une de mes destinations favorites. Les villages ne manquent pas de charme et la campagne est très variée. 

Je me suis posée un moment à Jaulny. Selon certaines sources, Jeanne d'Arc aurait évité le bûcher et serait venue se réfugier dans ce château médiéval qui appartenait à la famille des Armoises. 

Le propriétaire actuel, passionné de vieilles pierres, lui redonne son lustre d'autrefois.
J'arrive à Thiaucourt. Je ne tenais pas à suivre l'itinéraire habituel qui me fait faire une pause au cimetière américain.
Je prends une autre direction en essayant de ne pas repartir vers Pont-à-Mousson. Me voici engagée vers le lac de Madine en prenant des routes encore inconnues. Le Montsec me guide. 
Jolie surprise, des grues cendrées ont investi le champ d'un paysan et ne sont même pas effrayées par ma présence. 
Je traverse les villages abrités au pied des Côtes de Meuse et je vais me fournir d'un pétillant de Meuse à Vieville-sous-les-Côtes.

Finalement, la Lorraine a beaucoup de charme. Dommage que nous nous servons de notre pays comme d'une poubelle. J'ai encore des difficultés à comprendre ce comportement après mon séjour prolongé au Japon aussi bien en ville qu'à la campagne ...

 

4 Février 2024

Les valises sont bien remisées au-dessus de l'armoire, je n'ai pourtant pas encore absorbé les 8 heures de décalage horaire.

Je porte un regard moins sombre sur mon environnement mais pas encore sur mon pays ...
La maison d'hôtes n'est pas vraiment habitable pour le moment. Je limite la consommation électrique, j'attends  le retour du printemps pour réchauffer l'An 12.
220 ans, bel âge tout de même pour cette maison républicaine !
Dépaysement complet ce matin avec les photos de Cathy et Emmanuel que les habitués connaissent bien.
Ils seront ici aux beaux jours mais pour le moment, nos deux grands voyageurs filent le parfait amour sur des atolls paradisiaques !

Je les salue de même que la maman de Cathy et les parents d'Emmanuel.

1er Février 2024

Avant tout, j'envoie mille mercis au poète qui a joliment expliqué mon absence.

Me voilà finalement de retour mais pas encore disposée à poser un regard bienveillant sur mon entourage. Mon village me paraît bien dégradé avec les voitures rouillées et inutilisables de même que les monticules de poubelles dispersées sur les trottoirs.
Ce n'est guère mieux ailleurs, le temps semble s'être arrêté aux fêtes de fin d'année avec de pauvres illuminations qui s'accrochent désespérément aux fenêtres. 
Je viens de vivre un mois et demi dans un pays où l'énergie se ressent partout, où la sécurité est omniprésente et où le désir de vivre sereinement est dans le coeur de chaque individu.

Ici, je croyais avoir touché le fond avant de quitter le territoire, c'est encore pire aujourd'hui.
Je prendrais volontiers le vieux D35 de mon père, enfin de mon frère, pour aller soutenir les paysans. 

Nos technocrates n'ont aucune idée de la détresse qui suinte dans nos campagnes.
Plus de commerces, plus d'école, plus de liens sociaux.
Plus de médecins, encore moins de spécialistes, plus de médias honnêtes et sérieux. 

Je retrouverai probablement le moral avec l'arrivée du printemps ainsi que le retour de mes hôtes. 

Et si côté rue c'est vraiment trop vilain, j'irai retrouver mon paradis côté jardin !

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